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Garantie tempête : ce que couvre votre assurance habitation
Guide pratique, à jour au 19 octobre 2026. Chaque contrat a ses propres conditions : relisez la garantie « tempête » de vos conditions générales et, en cas de doute, interrogez votre assureur.
Tuiles envolées, clôture couchée, arbre tombé sur le toit : après un coup de vent, c’est en général la garantie tempête de votre assurance habitation qui joue. Voici comment elle fonctionne, ce qu’elle demande, et les points à vérifier dans votre contrat.
Une garantie prévue par la loi
L’article L. 122-7 du Code des assurances rend la garantie tempête obligatoire dans les contrats qui couvrent l’incendie ou d’autres dommages aux biens situés en France. Le texte dit que ces contrats « ouvrent droit à la garantie de l’assuré contre les effets du vent dû aux tempêtes, ouragans et cyclones ».
- Votre logement : si votre assurance habitation couvre l’incendie, elle couvre aussi les effets du vent.
- Votre véhicule : le même article vise les contrats qui couvrent les dommages aux véhicules terrestres à moteur. Si votre assurance auto couvre les dommages à votre voiture, elle couvre aussi les effets du vent.
- Aucun arrêté n’est nécessaire : la garantie tempête est une garantie ordinaire de votre contrat. Elle ne dépend d’aucune décision des pouvoirs publics.
Ce que couvre la garantie
Les contrats décrivent le plus souvent deux types de dommages :
- l’action directe du vent sur vos biens, par exemple une toiture arrachée ;
- le choc d’un objet renversé ou projeté par le vent, par exemple une branche, un arbre ou une tôle venue d’ailleurs. La Matmut parle ainsi du « choc d’un arbre ou d’un objet renversé ou projeté ».
Certains assureurs regroupent dans la même garantie la tempête, la grêle et d’autres événements climatiques. C’est le cas de la MACIF, dont la garantie s’intitule « Tempête, grêle et autres événements climatiques ». Attention : les stations météorologiques ne mesurent pas la grêle, et nous ne proposons aucune preuve pour elle.
La condition d’intensité
La loi ne définit pas la tempête et ne fixe aucun seuil de vent. C’est votre contrat qui dit à partir de quand le vent est assez fort. On y trouve le plus souvent :
- des dégâts sur d’autres bâtiments « de bonne construction » dans votre commune, les communes voisines ou un rayon de quelques kilomètres ;
- ou une vitesse de vent mesurée à la station la plus proche, souvent 100 km/h, parfois 90 km/h.
Les exemples de clauses, la question de la station la plus proche et celle de la rafale de référence sont détaillés dans notre guide vent de 100 km/h et assurance.
Ce qui peut réduire ou limiter l’indemnisation
Selon l’article L. 122-7, les indemnités sont versées « en tenant compte des limites de franchise, du plafond et de la vétusté contractuellement fixés ». Concrètement :
- la franchise : la somme qui reste à votre charge. Son montant figure dans votre contrat ;
- le plafond : le montant maximal remboursé pour la garantie ou pour certains biens ;
- la vétusté : la dépréciation liée à l’âge du bien, déduite de l’indemnité si votre contrat le prévoit.
Les exclusions sont propres à chaque contrat. Lisez la liste des exclusions de la garantie tempête dans vos conditions générales, et vérifiez en particulier les biens situés à l’extérieur de la maison.
Tempête ou catastrophe naturelle ?
Ce sont deux régimes différents :
- la garantie tempête (article L. 122-7) couvre les effets du vent, même violent, selon les conditions de votre contrat, sans arrêté ;
- le régime catastrophe naturelle (article L. 125-1) suppose un arrêté interministériel. Pour le vent, il ne concerne que les phénomènes cycloniques extrêmes, au moins 145 km/h en moyenne sur dix minutes ou 215 km/h en rafales, surtout en outre-mer.
En métropole, un coup de vent relève donc presque toujours de la garantie tempête. Les inondations ou coulées de boue qui l’accompagnent peuvent, elles, relever d’un arrêté de catastrophe naturelle. Les délais de déclaration propres à chaque cas sont expliqués dans notre guide que faire après un coup de vent.
Les dommages les plus courants
Toiture et couverture
Tuiles ou ardoises arrachées, faîtage abîmé, gouttières tordues : ce sont des effets directs du vent. Photographiez les dégâts avant toute réparation. Si l’eau risque d’entrer, faites poser une protection provisoire, comme une bâche, et gardez la facture.
Clôture, portail, abri de jardin
Ces biens sont à l’extérieur du logement. Selon les contrats, ils peuvent être couverts, plafonnés ou exclus. Vérifiez dans vos conditions générales ce qui est prévu pour les clôtures et les dépendances.
Arbre ou branche tombé
Les dégâts causés par la chute d’un arbre sur un bien assuré (toiture, véranda, voiture) relèvent du choc d’un objet renversé ou projeté par le vent, si la condition d’intensité de votre contrat est remplie. Photographiez l’arbre et les dégâts avant le dégagement. Pour l’enlèvement de l’arbre lui-même, vérifiez ce que prévoit votre contrat.
Antenne, parabole, panneaux sur le toit
Ce sont des équipements fixés à l’extérieur. Votre contrat peut les traiter à part. Regardez s’ils sont mentionnés dans la garantie tempête ou dans les exclusions, et conservez les factures d’achat et d’installation.
Nos conseils
- Déclarez vite le sinistre à votre assureur, sans attendre d’avoir un relevé météo.
- Photographiez tout : vos dégâts, mais aussi les dégâts chez vos voisins et dans la rue. Ils peuvent prouver l’intensité du vent si votre contrat retient ce critère.
- Relisez la clause tempête : seuil de vent, forme de la preuve, franchise, exclusions.
- Vérifiez les rafales mesurées près de chez vous, gratuitement, avant d’acheter quoi que ce soit.
- Gardez tous les justificatifs : factures, devis, frais de mesures d’urgence.
La liste complète des pièces à joindre figure dans notre guide que faire après un coup de vent.
Questions fréquentes
Faut-il attendre un arrêté pour être indemnisé après une tempête ?
Non. La garantie tempête est une garantie ordinaire de votre contrat : elle ne dépend d’aucun arrêté. Seul le régime catastrophe naturelle en exige un.
La garantie tempête couvre-t-elle la grêle ?
Certains contrats regroupent tempête et grêle dans la même garantie, d’autres non : vérifiez le vôtre. Les stations météorologiques ne mesurent pas la grêle, et notre service ne fournit aucune preuve de grêle.
Le vent n’a pas atteint le seuil de mon contrat. Suis-je couvert ?
Peut-être. La plupart des contrats acceptent un autre critère : des dégâts sur d’autres bâtiments solides dans votre commune ou les communes voisines. Rassemblez des photos et des attestations, et parlez-en à votre assureur.
Une branche a abîmé ma voiture. Quelle assurance joue ?
L’article L. 122-7 vise aussi les contrats qui couvrent les dommages aux véhicules terrestres à moteur. Si votre assurance auto couvre les dommages à votre voiture, c’est en principe elle qu’il faut solliciter. Vérifiez les conditions de votre contrat auto.
Quelle était la force du vent chez vous ?
Indiquez votre adresse et la date du sinistre : vous voyez gratuitement les rafales mesurées aux stations Météo-France les plus proches, avec leur distance et leur altitude.